Monsieur l’Echevin,
La redynamisation de notre centre-ville et le renforcement de l’attractivité de Liège constituent une priorité largement partagée sur ces bancs. Dans un contexte où les obstacles sont nombreux et où la concurrence des centres commerciaux périphériques, de l’e-commerce, des autres villes est forte, toute initiative visant à attirer des visiteurs et à stimuler l’activité économique locale mérite d’être encouragée.
C’est donc avec un regard positif que nous accueillons l’initiative de distribution de chèques commerces aux touristes séjournant dans notre ville. Elle va dans le bon sens : inciter les visiteurs à découvrir Liège, à y rester plus longtemps et faire vivre notre tissu économique local.
Cependant, si l’intention est bonne, nous souhaitons nous assurer que cette mesure ne manque pas sa cible.
En effet, l’expérience passée – notamment avec les chèques « commerçons bien » – nous invite à la vigilance. Ces dispositifs ont parfois principalement bénéficié à des enseignes ne nécessitant pas l’aide de la Ville ou la venue de clients alors que d’autres commerces, pourtant au cœur de la vitalité de nos quartiers, en ont été moins bénéficiaires. Par ailleurs, les modalités d’échange de ces chèques avaient pu représenter une charge administrative disproportionnée pour certains commerçants.
Dans ce contexte, nous souhaiterions vous poser plusieurs questions :
- Quelles sont précisément les modalités de ces chèques ? Montant, conditions d’utilisation, types de commerces éligibles, durée de validité, etc.
- Quelles mesures concrètes sont prévues pour cibler prioritairement leur utilisation vers certains types de commerces (locaux, plus petits, etc.) ?
- Quelles sont les modalités d’échange pour les commerçants ?
- Enfin, un mécanisme d’évaluation et d’ajustement est-il prévu ? En d’autres termes, si des dérives ou des inefficacités sont constatées, sera-t-il possible de faire évoluer rapidement le dispositif ou celui-ci sera-t-il condamné pour sa mauvaise conception à l’origine ?