Madame l’Echevine,
Monsieur l’Echevin,

L’état de nos écoles, qui accueillent les enfants 5 jours sur 7, est un réel enjeu : pour apprendre, enseigner et accompagner les petits dans de bonnes conditions, mais aussi pour diminuer les dépenses d’énergie. Les enseignants liégeois l’ont clairement dit à de multiples reprises et encore pas plus tard que lors de la dernière consultation par le Pouvoir organisateur, Com’Une Ecole, à laquelle près de 1000 travailleurs ont répondu. Chauffages en panne, toilettes malodorantes, surchauffe printanière, équipement vétuste… l’état des bâtiments scolaires a été relevé comme un des principaux éléments d’insatisfaction.

Pourtant, après la création d’un groupe de travail sur le sujet entre le PO et des membres du personnel, celui-ci n’a jamais été convoqué et serait purement et simplement supprimé. Pas de concertation, pas d’écoute, pas de pistes de solution. Les raisons évoquées sont le manque de faisabilité budgétaire et le fait que les compétences sur les bâtiments scolaires ne relèvent pas du Pouvoir organisateur ni de l’échevinat de l’enseignement communal. C’est clairement inaudible !

Premièrement, l’argument du saucissonnage des compétences, c’est de la bureaucratie désespérante : comment entendre qu’une collaboration entre les différents échevins concernés sur ce dossier n’est pas envisagée ou pire, envisageable ? 

Deuxièmement, la ville de Liège ne peut pas se résoudre à créer des tabous ou à masquer des problèmes parce que le gouvernement MR-Les Engagés de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en l’occurrence Elisabeth Degryse, a décidé de freiner la rénovation des écoles. Que ce groupe de travail ne pourra pas tout résoudre, tout le monde en est bien conscient. Il n’empêche que l’état des bâtiments est une réalité. Tous les parents, tous les enfants, tous les enseignants le voient. Sortez d’une logique purement comptable pour permettre aux personnes qui fréquentent ces locaux tous les jours de relayer, en particulier les urgences, de proposer, d’être créatifs et de frapper plus haut s’il le faut. 

Nos questions sont les suivantes : 

  • Comment comptez-vous dialoguer avec le personnel scolaire sur l’état des bâtiments ? Pouvez-vous lancer ce groupe de travail demandé ?
  • Quelle priorité de rénovation et d’entretien pendant cette législature ?

Caroline Saal, Pierre Eyben, Sarah Tshinguta Mussenge

Interpellation soumise en vue du conseil communal du 20 avril 2026

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