Monsieur le Bourgmestre,

Monsieur l’Echevin en charge de la mobilité,

On le sait, le défi climatique nous impose de réduire drastiquement nos émissions de CO2, notamment en matière de transport. Une des sources d’émissions de CO2 qui est malheureusement en croissance, c’est le transport par avion, avec notamment le développement du low-cost en Europe, un modèle socialement et écologiquement néfaste.

Pour contrer ce développement, il convient de proposer des alternatives, le train étant une de celles-ci. Moins énergivore que le train à grande vitesse, le train de nuit constitue une alternative particulièrement élégante et est à nos yeux une solution d’avenir.

Depuis 2016, la société de chemins de fer autrichienne OBB fait la démonstration assez fulgurante du possible succès de trains de nuit. Haut taux de remplissage, nouvelles lignes ouvertes, nouvelles voitures commandées, la croissance est au rendez-vous.

Elle vient d’ailleurs en ce début de mois d’annoncer qu’elle comptait ouvrir une nouvelle ligne de nuit en direction de Vienne au départ de Bruxelles dès début 2020. Il s’agirait en fait de prolonger deux fois par semaine la ligne NJ40490 Vienne-Cologne-Düsseldorf et retour NJ 40421. Ceci constitue la première étape du retour du train de nuit en Belgique. À ce stade, nous n’avons toutefois pu obtenir une confirmation ferme du fait que ce train s’arrêterait bien à Liège.

Le Collège accepterait-il dès lors d’adresser rapidement un courrier à la société OBB afin de s’enquérir du fait qu’un arrêt sera bien prévu systématiquement à Liège ? Il serait en effet particulièrement regrettable que tel ne soit pas le cas.

Par ailleurs, le Collège pourrait-il écrire à la SNCB afin de lui signaler notre souhait de la voir rapidement emboiter le pas de cette société, et pour lui signaler l’intérêt de notre ville pour le développement du train de nuit ?

À cet égard, il nous semble que non seulement notre ville pourrait constituer une étape sur des lignes à créer mais encore qu’elle pourrait se muer en point de départ voir en « hub », que ce soit depuis la gare des Guillemins, ou en relançant une activité sur le site historique des trains couchettes dans notre ville, la gare de Bressoux.

Cette dernière dispose en effet de pas mal d’espace disponible, offre la possibilité d’embarquer des voitures sur le train (ce qui semble impossible aux Guillemins) et très prochainement d’un parking P+R de grande capacité ainsi que d’une connexion au tram.

Inscrire Liège comme ville en transition passe assurément par le fait d’y redévelopper le train, développement que la qualité de notre réseau ferré (sous-exploité) comme notre position centrale en Europe, permettent clairement.

Ne loupons pas le coche de la transition en matière de mobilité en Europe !

En vous remerciant pour vos réponses,

Pour Vert Ardent, Pierre EYBEN

Liège, le 9 octobre 2019

 

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