Monsieur le Bourgmestre,

Il y a quelques années, afin d’appliquer la tolérance 0 des violences conjugales, la formation des policiers liégeois sur cette problématique avait été renforcée. Malheureusement, pour certaines victimes, l’accueil par la Police est encore déficient, avec de graves conséquences (sentiment d’impuissance, réitération des faits de violence).

Les freins relevés sont les suivants :

  • Refus de prendre la plainte en raison de la minimisation ou banalisation des faits (« De toute façon, ça sera classé sans suite » ; « Réconciliez-vous ») ;
  • Refus en raison de la difficulté à reconnaître des violences autres que physiques ;
  • Absence d’information sur les droits des victimes ni d’intervention immédiate et de protection ;
  • Absence d’orientation vers les services soutenant les victimes de violence ou vers le numéro vert « Ecoute violences conjugales » (0800/30 030) ;
  • La Convention d’Istanbul impose à la Belgique à adopter une vision élargie des violences : physiques, sexuelles, psychologiques ou économiques, dans la vie publique comme dans la vie privée.

Nos questions sont :

  • Quelle formation continue des policiers est prévue sur ces problématiques, notamment pour qualifier les faits ?
  • Un protocole peut-il être mis en place afin de systématiser les informations des victimes et l’orientation vers les services de soutien ? Ces informations peuvent-elles être relayées par le site de la Ville par ailleurs ?
  • Chaque commissariat peut-il disposer d’un.e agent.e référent.e sur ces questions ?

Nous vous remercions d’avance pour l’attention que vous porterez à ces questions.

Avec nos salutations les meilleures,

Caroline Saal, Véronique Dembour, Laura Goffart, Véronique Willemart

Interpellation du Conseil Communal de Liège du 25 novembre 2019

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