Madame l’Échevine,

La Journée internationale des seniors est évidemment l’occasion de célébrer nos aînés.

Mais je voudrais vous interpeller sur une autre dimension de cette journée : celle des droits et des revendications.

Vous rappelez-vous quand la Journée internationale des droits des femmes était appelée : “journée de la femme” et s’accompagnait d’une multitude d’offres commerciales (un fer à repasser à -50%, des roses offertes à la caisse du super marché…) jusqu’ à ce que l’associatif s’en saisisse. Aujourd’hui, parade revendicative, happenings féministes, et autres actions et événements dédiés aux droits des femmes rythment le 8 mars. Pourquoi ne pas transformer également le 1er octobre en un levier d’action publique, un rendez-vous politique et rendre visibles les discriminations et les difficultés que vivent encore trop souvent les personnes âgées ? Parce que comme, j’ai déjà eu l’occasion d’en faire part lors de mes différentes interpellations, leur sort n’est pas toujours enviable.

Derrière les discours sur le « bien vieillir », il y a des réalités très concrètes : comme le rappelait Unia, les seniors sont discriminés quand il s’agit de louer un logement, discriminé dans leur recherche d’emploi , l’augmentation du coût des soins de santé, des maisons de repos devient inabordable eu égard à la précarité de certaines pensions, inabordable aussi les alternatives aux maisons de repos – puisqu’elles n’existent pratiquement pas  – alors que le besoin est là, et cerise sur le gâteau : la fracture numérique et son lot d’arnaques qui est une véritable catastrophe et qui éloigne encore davantage certaines personnes de services devenus essentiellement numériques . 

Sans parler des maltraitances, qu’elles surviennent en institution ou dans le cadre familial, sans parler du « jeunisme », qui renvoie parfois aux personnes âgées l’image qu’elles ne seraient acceptables qu’à condition de rester jeunes, actives et en bonne santé. Et à contrario, « l’agisme » qui les infantilisent dès qu’elles ont passé un certain cap (un coup de main, ma p’tite dame ?)

Ces réalités ne peuvent pas être invisibilisées.

Dès lors, Madame l’Échevine, êtes-vous prête à faire de la prochaine Journée internationale des seniors, la journée internationale des DROITS des seniors ? càd non seulement une journée festive, mais aussi une journée de sensibilisation et de revendications autour de ces réalités en collaboration peut être avec le ccca et l’associatif.

Je vous remercie pour votre réponse.

Silvana Zilli pour le groupe Vert Ardent

Interpellation soumise en vue du conseil communal du 28 septembre 2026

 

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