Monsieur le Bourgmestre,
Monsieur l’Échevin,
Je relaye l’inquiétude des riverain·es de la rue Volière concernant le tournage du film de Arielle Dombasle autorisé cette semaine.
Ce tournage aurait été accordé sans concertation préalable, en pleine vacances scolaires, obligeant des enfants à rester confinés deux jours. Dans notre ville où de nombreuses familles sont souvent portées par des femmes, l’impact sur l’organisation quotidienne, la liberté de circulation et la charge mentale est réel.
Par ailleurs, des décorations ont été démontées, et l’éclairage public aurait été coupé plusieurs jours en amont par RESA, dans une rue escarpée. Cela pose une question concrète de sécurité, et crée un sentiment d’insécurité
Enfin, les habitant·es rappellent que leur projet “Rue aux enfants” avait rencontré des difficultés, alors qu’ici un projet privé semble avoir bénéficié d’une coordination efficace. Elles ne s’expliquent pas que des initiatives citoyennes favorisant la petite enfance, le lien social et l’interculturalité rencontrent des obstacles, alors qu’un tournage privé bénéficie d’une coordination fluide.
Liège se veut une ville hospitalière. Elle doit d’abord l’être pour celles et ceux qui y vivent toute l’année.
Quelles garanties le Collège peut-il donner quant à :
- respecter la procédure précise de la Ville lorsqu’un tournage impacte fortement un quartier résidentiel, et pourquoi aucune concertation préalable n’a-t-elle eu lieu ici ?
- une information claire et anticipée pour une reconnaissance concrète des habitant·es concernés ?
- assurer à l’avenir l’égalité de traitement entre initiatives citoyennes et projets privés, ainsi qu’une réelle prise en compte des familles et de la sécurité des riverain·es ?
Je vous remercie pour vos réponses, Sarah Tshinguta Mussenge.