Monsieur le Bourgmestre,

Ce qui devait arriver arriva : les consommations de drogues en rue ont augmenté en visibilité depuis la fermeture de la salle de consommation à moindre risque. Cette semaine, c’est une galerie qui fait parler d’elle : des usagers de drogues témoignent rechercher un endroit pour consommer sans être vus par les passants et occuper cet endroit assez peu fréquenté.

Par ailleurs, la crise de la santé mentale comme l’appauvrissement sont des terreaux fertiles pour le business des drogues.

La Ville de Liège a réuni une série d’experts il y a quelques mois et pris la décision de désigner un coordinateur de la politique drogues de la Ville, afin d’agir de manière coordonnée et durable. 

Cependant, nous attendons toujours des informations quant au positionnement de la Région wallonne et sa participation au financement de cette politique drogues à Liège. A Bruxelles, le gouvernement Dilliès a privé de financement de nombreux acteurs de santé publique, qui accompagnaient les usagers de drogues en réduction des risques et dans leur trajet de soin. C’est soit paradoxal, soit cynique : si on ne finance pas des politiques de santé, on peut continuer à faire campagne sur le nombre de drogués. Qu’en est-il en Wallonie ? La Région wallonne soutiendra-t-elle financièrement la politique coordonnée de la Ville ?

Nous vous remercions pour vos réponses, 

Caroline Saal & Laura Goffart pour le groupe Vert Ardent

Question orale soumise en vue du conseil communal du 7 septembre 2025

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