Même si c’est avec un an de retard sur la date initialement annoncée, l’arrivée de deux “scan cars” (gérées par nos services de police et non par le privé comme dans d’autres villes) est a priori une bonne nouvelle car elle permettra un contrôle plus régulier des infractions de stationnement tout en dégageant des agents de police pour d’autres fonctions sur le terrain. C’est également une bonne nouvelle pour un meilleur contrôle du respect des places « riverains » lesquelles sont trop souvent envahies par des voitures ventouses de l’extérieur de la ville.

Cette nouvelle technique soulève toutefois également quelques questions importantes. La premier domaine d’inquiétude concerne les infractions qui pourront être relevées par ces voitures, et celles qui passeront … sous le radar.

Selon nos informations, il s’agira à ce stade uniquement de vérifier si la redevance a bien été acquittée pour les places de parking en voirie, pas de vérifier les situations de parking sauvage aux endroits non autorisés, aux roues sur les trottoirs, au parking en double file, et notamment sur les pistes cyclables.

À titre d’exemple, tout cycliste ayant tenté d’emprunter les pistes cyclables (malheureusement uniquement des marquages au sol) le long des boulevards d’Avroy et de la Sauvenière sait que celles-ci sont très régulièrement bloquées par endroit par des voitures en double file, imposant des manoeuvres dangereuses.

Nos questions sont les suivantes :

  • Est-il envisageable d’utiliser les scan-cars pour constater et sanctionner ces divers modes de parking non autorisé ?
  • À défaut des agents constatateurs dégagés de leurs tâches par les scan-cars pourraient ils être affectés spécifiquement à cette problématique ? Des campagnes spécifiques lancées concernant ces infractions qui pénalisent particulièrement cyclistes et piétons ?

Un second souci concerne les personnes disposant de droits de parking spécifiques en raison d’une mobilité réduite ou d’une profession particulière leur imposant des arrêts fréquents (nous pensons aux médecins en visite mais également aux infirmiers et autres aides à domicile).

Nous avons lu vos réponses concernant les PMR mais ne sommes pas totalement convaincus (et plusieurs associations non plus) notamment du fait que la situation actuelle est basée sur une carte personnelle (que peut vérifier un agent constatateur) quand la nouvelle imposera de déclarer à l’avance le véhicule utilisé. Concrètement, ceci va limiter la liberté de mouvement des PMR (notamment de se faire véhiculer par des tierces personnes).

Nos questions sont les suivantes :

  • Concernant les PMR, pourriez-vous organiser rapidement une rencontre avec les associations représentatives afin d’imaginer avec elles une solution plus souple ?
  • Concernant les professions d’aide à domicile (en particulier médicales), pourriez-vous inclure dans le système (comme pour les PMR), un système d’encodage spécifique de leurs véhicules permettant une exemption de la taxe ?

En vous remerciant par avance pour l’attention portée à ces questions,

Pour Vert Ardent,

Pierre Eyben, Quentin Le Bussy, Véronique Dembour, Elena Chane-Alune

Question écrite du 28 janvier 2020 pour le Conseil Communal de Liège

 

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