Ce lundi 25 novembre, à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes, à la demande de Vert Ardent, le Conseil communal liégeois s’ouvrira par une minute de silence en hommage aux 21 femmes décédées sous les coups de leur (ex)compagnon cette année en Belgique, et par là en soutien à toutes les victimes de violences. Outre cette mesure symbolique, Vert Ardent proposera au Collège trois actions concrètes.

Les chiffres sont inadmissibles. En Belgique, en 2019 :

  • Une femme meurt tous les dix jours des violences d’un conjoint ;
  • 60% des plaintes pour violence conjugale sont classées sans suite ;
  • 91% des jeunes se disent victime de violence au sein de leur couple ;

Le Conseil communal de ce 25 novembre s’ouvrira sur une minute de silence. Le mouvement éco-citoyen a par ailleurs choisi de consacrer l’ensemble de son droit d’interpellation à cette problématique et de proposer trois mesures :

1.    Contre le refus de prendre la plainte, une formation renforcée des policiers

Malgré la dispensation d’une formation dans le cadre de la politique de tolérance 0 aux violences conjugales, il arrive que l’accueil en commissariat soit encore déficient, avec de graves conséquences (sentiment d’impuissance, réitération des faits de violence). “Certaines victimes se heurtent à un refus de prendre la plainte, soit par minimisation des faits, soit par difficulté à qualifier les faits en l’absence de violences physiques” explique Caroline Saal, cheffe de groupe Vert Ardent. Or la reconnaissance de ces faits est indispensable.

Les écologistes proposeront :

  • Le renforcement de la formation continue sur cette problématique ;
  • Un protocole afin de systématiser l’information des droits des victimes et l’orientation vers les services d’écoute et d’aide aux victimes ;
  • La mise en place d’une personne référente sur ces questions dans chaque commissariat.

La formation des policiers liégeois contre les violences faites aux femmes

2.    Lancement d’une campagne « Angèle est là ? » contre le harcèlement dans l’espace public

Afin de lutter contre le harcèlement de rue, ou plus largement le harcèlement dans l’espace public (sifflements, insultes, intimidations, voire attouchements), Vert Ardent propose d’importer les campagnes « Angèle est là ? » ou Angela, développées dans différentes villes françaises. Il s’agit d’un nom de code à donner dans un café pour exprimer qu’on se sent en danger.

Ces campagnes comportent des axes de formation, de prévention et de prise en charge des victimes. Leur grande force est de reposer sur une entraide rapide. La conseillère communale Elena Chane-Alune l’annonce : « Vert Ardent demandera que le Conseil de la Nuit, dans la même démarche qu’un Carré qui tourne rond, s’empare de cette proposition pour l’implémenter ».

Pour des soirées où le sexisme n’est pas invité

3.    91% des jeunes victimes de violence au sein de leur couple : renforcer la prévention

Les résultats d’une enquête de la Communauté française sont inquiétants : 91% des jeunes de 12 à 21 ans ont été victimes de violences au sein de leur couple, et 81% sont témoins de violence. Pour Laura Goffart, « il est nécessaire de s’attaquer au problème à la racine en permettant la parole et en donnant les outils pour s’en sortir ou aider les autres dès le plus jeune âge ».

Vert Ardent demande à la Ville de renforcer le soutien aux dispositifs EVRAS (éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle) dans l’enseignement communal, de sensibiliser les enseignants à cette problématique et de mettre en place une campagne donnant la parole aux jeunes sur le sujet.

Les violences faites aux femmes : un problème à tous les âges

Contact presse :

Caroline Saal – (+32 (0) 486 95 51 03)
Laura Goffart – (+32 (0)488 16 15 77)

Facebooktwitter